Comment faire le schéma d’une armoire électrique, étape par étape
Comment faire le schéma d’une armoire électrique ?
Pour faire le schéma d’une armoire électrique, on part du besoin (les récepteurs à alimenter et à piloter), on établit le bilan de puissance, on choisit les protections et les sections de câble, puis on dessine les folios de puissance et de commande avec les symboles CEI 60617, on numérote les borniers et on termine par la nomenclature. Le résultat est un dossier d’exécution que l’atelier suit pour câbler et que le technicien retrouve en maintenance. Ce dossier se dessine sur un logiciel de CAO électrique, se sous-traite à un dessinateur, ou se génère à partir d’un formulaire.
Publié le 14 septembre 2026 · SchematiX
Commencer par le besoin, pas par le dessin
Le schéma commence par une liste, pas par un dessin. Avant d’ouvrir un logiciel, on recense tout ce que l’armoire alimente et pilote : moteurs, pompes, ventilateurs, résistances, éclairage, automate, sondes. Pour chaque récepteur, on note la puissance ou le courant, la tension (230 ou 400 V), le mode de démarrage et la façon de le commander (face avant, automate, supervision).
Cette liste devient la liste des départs. Un départ est un circuit qui alimente un récepteur avec sa propre protection. On y ajoute les contraintes du client : marque d’appareillage, couleur des conducteurs, règle de repérage, cartouche.
Établir le bilan de puissance et choisir les protections
Le bilan de puissance fixe le calibre de l’arrivée et de chaque départ. On additionne les puissances des récepteurs, on applique les coefficients d’utilisation et de simultanéité, et on obtient le courant d’emploi de l’armoire. Ce courant donne le calibre du disjoncteur général, la section du câble d’arrivée et la taille du répartiteur.
Pour chaque départ, on choisit ensuite la protection : disjoncteur magnétothermique pour un circuit de distribution, disjoncteur moteur ou association contacteur et relais thermique pour un moteur, protection différentielle là où l’installation l’exige. Les règles d’installation viennent de la NF C 15-100 ; l’ensemble d’appareillage relève de la NF EN 61439 et, pour une machine, de la NF EN 60204-1. La commande a sa propre alimentation, en général 24 V.
Découper le dossier en folios
Un dossier de schémas se découpe en folios. Un folio est une page numérotée du dossier, qui porte un cartouche (affaire, date, indice de révision, numéro de page). L’ordre habituel : page de garde, légende et repérages, face avant et implantation, arrivée et distribution, départs de puissance, commande, automate et entrées/sorties, borniers, nomenclature. On met un ou deux départs par folio de puissance pour garder de la place.
Dessiner la puissance, puis la commande
On dessine la puissance d’abord, la commande ensuite. Sur les folios de puissance, le courant descend : l’arrivée en haut, le disjoncteur général, le jeu de barres, puis chaque départ avec son disjoncteur, son contacteur, son relais thermique éventuel, ses bornes de sortie et son câble (nature, nombre de conducteurs, section). Les symboles suivent la CEI 60617.
Chaque appareil reçoit un repère unique : Q pour un disjoncteur, KM pour un contacteur, F pour un relais thermique, T pour un transformateur, X pour un bornier, suivi d’un numéro. Sur les folios de commande, on retrouve les boutons, les voyants, les contacts auxiliaires et les bobines des contacteurs, alimentés en 24 V. Chaque contact renvoie vers le folio de sa bobine, et chaque bobine liste ses contacts.
Numéroter les borniers et sortir la nomenclature
Les borniers font le lien entre l’armoire et l’extérieur. Un bornier est une rangée de bornes numérotées, montée sur rail, où arrivent les câbles du site. On sépare en général le bornier de puissance (moteurs, tableaux aval), le bornier de commande (boutons, sondes, contacts de retour) et, quand il y en a, le bornier de bus (réseau, sondes communicantes).
La nomenclature ferme le dossier. Elle liste chaque matériel avec son repère, sa désignation, sa référence fabricant et sa quantité. Elle sert à passer commande, à chiffrer et à retrouver une pièce de rechange.
Vérifier, indicer, livrer
Un schéma se relit avant de partir à l’atelier. Les contrôles de base : chaque départ a une protection, chaque calibre est cohérent avec la puissance et la section du câble, aucun repère n’apparaît deux fois, chaque contact a une bobine, les voies utilisées ne dépassent pas ce que les modules de l’automate offrent. Une erreur vue sur le papier se corrige en quelques minutes ; la même erreur trouvée au câblage se paie en heures d’atelier.
On attribue ensuite un indice de révision (A, B, C ou 0, 1, 2), reporté dans chaque cartouche, et on livre le dossier d’exécution en PDF. Après câblage, on reporte les modifications faites en atelier pour obtenir le dossier tel que construit.
Faire ce schéma avec SchematiX
SchematiX suit ces étapes sans passer par le dessin. On décrit l’armoire dans un formulaire (affaire, alimentation, départs, entrées/sorties, équipements). L’outil contrôle la saisie (calibre trop faible pour la puissance, départ sans protection, repère en double, module d’E/S surchargé), puis génère le dossier : page de garde, repérages, face avant et implantation, folios de puissance, automate et modules d’E/S, borniers, nomenclature. Sortie en PDF et en DXF (un fichier par folio), symboles CEI 60617, cartouche sur chaque page. Comptez 10 à 20 minutes de saisie et environ une minute de génération.
SchematiX ne dimensionne pas à votre place : les calibres et les sections sont ceux que vous saisissez, et le dossier n’est pas une attestation de conformité. Il couvre la GTB/CVC, le tertiaire et l’irrigation, pas l’industrie à cahier des charges imposé. Essai sur app.schematix.fr.
Faire le schéma d’une armoire électrique
- Recenser les récepteurs et les départsLister tout ce que l’armoire alimente et pilote, avec la puissance, la tension et le mode de commande de chaque récepteur. Regrouper en départs, chacun avec sa protection. Noter les contraintes du client (appareillage, couleurs, repérage).
- Établir le bilan de puissanceAdditionner les puissances, appliquer les coefficients d’utilisation et de simultanéité, et en déduire le courant d’emploi de l’armoire, le calibre du disjoncteur général et la section du câble d’arrivée.
- Choisir les protections et les sectionsPour chaque départ, choisir le disjoncteur, le contacteur et le relais thermique si besoin, le pouvoir de coupure et la section du câble. Prévoir l’alimentation du circuit de commande (transformateur ou alimentation 24 V).
- Découper le dossier en foliosFixer l’ordre des pages : page de garde, légende et repérages, face avant et implantation, arrivée, départs de puissance, commande, automate et entrées/sorties, borniers, nomenclature. Préparer le cartouche.
- Dessiner la puissance puis la commandeDessiner les folios de puissance de haut en bas avec les symboles CEI 60617, attribuer un repère unique à chaque appareil, puis dessiner la commande avec les renvois entre contacts et bobines.
- Numéroter les borniers et sortir la nomenclatureAffecter chaque fil sortant à une borne numérotée du bornier de puissance, de commande ou de bus. Établir la nomenclature avec repère, désignation, référence fabricant et quantité.
- Vérifier, indicer et livrerRelire le dossier (protection sur chaque départ, calibres cohérents, repères uniques, voies automate disponibles), attribuer l’indice de révision, livrer le PDF à l’atelier et mettre à jour le dossier après câblage.
Questions fréquentes
Faut-il un logiciel de CAO pour faire le schéma d’une armoire électrique ?
Non, pas forcément. La CAO électrique (SEE Electrical, EPLAN, QElectroTech) reste la voie classique quand on sait dessiner. Un atelier sans dessinateur peut sous-traiter le schéma, ou le générer à partir d’un formulaire avec un outil comme SchematiX, qui livre le dossier en PDF et en DXF.
Quelle norme utiliser pour les symboles d’un schéma d’armoire ?
Les symboles graphiques suivent la norme CEI 60617. Le repérage des appareils (lettres Q, K, F, T, X suivies d’un numéro) s’appuie sur la CEI 81346. La conception de l’armoire relève de la NF EN 61439, et de la NF EN 60204-1 pour l’équipement électrique des machines.
Le schéma doit-il être fait avant de câbler l’armoire ?
Oui. Le schéma est le dossier d’exécution que l’atelier suit pour câbler. Sans lui, chaque câbleur improvise et le dossier livré ne correspond plus à l’armoire. Quand le schéma arrive après la fabrication, il faut le reprendre pour refléter ce qui a été câblé.
Qu’est-ce qu’un folio dans un schéma électrique ?
Un folio est une page numérotée du dossier de schémas. Chaque folio porte un cartouche avec l’affaire, la date, l’indice de révision et le numéro de page. Un dossier d’armoire comprend des folios de puissance, de commande, d’automate et de borniers, plus une nomenclature.
Combien de temps prend le schéma d’une armoire électrique ?
Cela dépend du nombre de départs et d’entrées/sorties. Sous-traité, le délai constaté chez un tableautier GTB/CVC est d’une à deux semaines. Avec un générateur à partir d’un formulaire comme SchematiX, la saisie prend 10 à 20 minutes et la génération environ une minute.
Le dossier de schémas de votre armoire, en quelques minutes
Décrivez l'armoire dans un formulaire : SchematiX génère le dossier d'exécution complet (page de garde, folios de puissance, automate et entrées/sorties, borniers, nomenclature) en PDF et en DXF modifiable. Pour les tableautiers GTB/CVC, tertiaire et irrigation.
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